Energie


Contexte

La grande majorité des experts de par le monde s’accorde actuellement sur le fait que les changements climatiques et l’épuisement des énergies fossiles et des autres ressources naturelles constituent une réalité.

À l’échelle de la planète, une augmentation de la température moyenne de plus de 1,5 à 2,5°C produira des conséquences irréversibles sur les milieux naturels, le climat, l’approvisionnement humain en eau et en nourriture. Des régions entières pourraient devenir inhabitables parce qu’inondées ou au contraire trop sèches.

 

Face à ces constats, la communauté internationale a adopté divers textes et pris plusieurs engagements : Convention de Rio en 1992, Protocole de Kyoto en 1997 et engagements de Copenhague en 2009.

Pour répondre à l’engagement de Kyoto, la Commission européenne a développé en 2008 le « Plan Climat 20-20-20 » dont l’objectif consiste à diminuer de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, réduire de 20 % la consommation d’énergie et
atteindre 20 % d’énergies renouvelables d’ici à 2020.

 

L’Union Européenne occupe une position de leadership dans les débats climatiques. Une des raisons est la dépendance énergétique de l’Union qui fait l’objet de préoccupations importantes. En effet, les Etats membres importe plus de 60 % du gaz et plus de 80 % du pétrole qu’ils consomment, ce qui a des influences au niveau géopolitique et économique.

 

Selon la directive 2010/31/UE du Parlement européen et du Conseil du 19 mai 2010 sur la performance énergétique des bâtiments, les États membres devront veiller à ce que :20-20-20

–          après le 31 décembre 2018, les nouveaux bâtiments occupés et possédés par les autorités publiques soient à consommation d’énergie quasi nulle ;

–          d’ici au 31 décembre 2020, tous les nouveaux bâtiments soient à consommation d’énergie quasi nulle.

 

Le projet

Ce projet s’inscrit dans cette optique et va même plus loin. En effet, il s’agit ici d’une rénovation (alors que la directive concerne les bâtiments neufs) et le standard atteint sera celui du zéro-énergie.

Nous voulons que ce bâtiment serve d’exemple et démontre à tous les particuliers et professionnels que des niveaux élevés de performances peuvent être atteints et ce malgré de nombreuses contraintes : bâtiment existant, bâtiment en milieu-urbain, façades classées, etc.

 

Zéro-énergie

Du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011, le standard « zéro-énergie » était, au niveau fédéral, définit comme suit : « l’habitation zéro-énergie doit répondre aux critères du standard passif. La demande résiduelle d’énergie pour le chauffage et le refroidissement des locaux doit être totalement compensée par l’énergie renouvelable produite sur place, soit par

–          un système de chauffage de l’eau par l’énergie solaire ;

–          des panneaux photovoltaïques pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique ;

–          des pompes à chaleur qui utilisent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur dans l’air ambiant, sous la surface de la terre solide ou dans les eaux de surface. »

 

Enjeux

Kyoto et Copenhague

En 1997, le Protocole de Kyoto attribue aux pays industrialisés un objectif quantifié de réduction d’émissions des principaux GES de 5,2% en moyenne durant la période 2008-2012, par rapport au niveau de 1990.Augmentation de la consommation mondiale

En 2009 à Copenhague, a été fixé un objectif de réduction de 50% à l’horizon 2050.

 

En Belgique

Pour ne citer que quelques chiffres, le parc immobilier belge représente :

–          40% de la consommation totale d’énergie primaire ;

–          30% des émissions de gaz à effet de serre ;

–          30% du budget des ménages à faibles ou moyens revenus.

 

La Belgique s’est engagée à réduire ses émissions de 7,5%. La répartition de l’objectif entre Régions a été fixée par l’Accord d’Ostende de 2004. Pour les bâtiments, cette volonté de réduire les émissions est traduit dans la Directive « PEB » (Performance Énergétique des Bâtiments) et l’objectif à court terme est d’évoluer vers des « bâtiments presque zéro énergie » (Nearly Zero Energy Building – NZEB).

Concernant les énergies renouvelables, les objectifs belges sont d’atteindre 13% d’énergies renouvelables dans sa consommation brute d’énergie finale.

 

Des mesures sont donc mises en place à l’échelle nationale et européenne pour garantir d’une part la diversification des sources d’énergie (énergies fossiles, renouvelables, etc.) et d’autre part une diversification des pays fournisseurs et des routes d’approvisionnement, tenant compte de l’état des réserves des sources d’énergie fossiles et de la situation géopolitique internationale.

 

Limiter les consommations d’énergie dans le bâtiment

Optimiser la conception du bâtiment de sorte que, lors de son utilisation, son impact énergétique soit le plus faible possible. Pour atteindre cet objectif, de nombreuses actions peuvent être entreprises au niveau de la conception, tant au niveau de l’enveloppe que des techniques mises en œuvre. Ainsi, l’implantation du bâtiment, sa compacité, son enveloppe d’une manière générale, l’utilisation de sources d’énergie renouvelables et l’efficacité des techniques installées, joueront un rôle prépondérant dans la quantité d’énergie « à fournir » pour que le climat intérieur soit satisfaisant, c’est-à-dire confortable tant en hiver qu’en été.

 

Le niveau d’efficacité énergétique d’un bâtiment sera en outre non seulement fonction de ces paramètres mais, au final, également dépendant de la manière dont il est occupé et géré. Les questions de régulation, d’entretien et la manière d’occuper les locaux doivent donc aussi être étudiées afin de diminuer la facture énergétique et l’impact environnemental des bâtiments.

 

Cette démarche peut s’effectuer en  3 étapes, par ordre :

–          minimiser les besoins en énergie ;

–          opter pour des systèmes performants ;

–          recourir aux énergies renouvelables.

 

Minimiser la demande en énergie

A ce niveau, il s’agit principalement de concevoir un bâtiment dont l’enveloppe permet de limiter :

–          les besoins de chaleur en hiver (isolation thermique importante, excellente étanchéité à l’air, optimisation des apports solaires, etc.) ;

–          limiter les besoins de refroidissement en été (conception des surfaces vitrées, protections solaires efficaces, possibilités de recours à la ventilation naturelle, etc.) ;

–          limiter les besoins d’éclairage en optimisant la pénétration de la lumière naturelle et l’éclairage artificiel.

 

Recourir à des systèmes énergétiques performants

Les besoins restants seront couverts par des techniques performantes, choisies en adéquation avec les technologies utilisées fonctionnant à base de sources d’énergie renouvelables.

Les choix posés à la base guideront les choix à faire dans ces deux dernières étapes. En effet, les paramètres tels que les besoins plus ou moins importants en chauffage et en refroidissement, l’inertie thermique du bâtiment, etc. définissent l’éventail des possibilités techniques. Il faut donc porter attention au choix du système de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de ventilation, d’éclairage, etc. 

Par exemple, des études de lumières naturelle et artificielle peuvent être réalisées afin de déterminer les besoins précis du bâtiment. 

 Etude d'éclairage 2

 

Utiliser au mieux les sources disponibles d’énergie renouvelable

Enfin, on essayera de tirer parti des sources renouvelables disponibles localement telles que le soleil (panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques), l’air ou l’eau (pompes à chaleur) pour satisfaire la plus grande partie des besoins de chaleur et/ou de refroidissement. De cette manière, le recours aux énergies fossiles est limité et ainsi les émissions de gaz à effet de serre également. Le choix de ces techniques se fera non seulement en fonction des sources disponibles localement mais aussi en accord avec les besoins à satisfaire

Source

Source : SPF Economie 2013

« Guide bâtiment durable » de Bruxelles Environnement

 

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